C'est le temps des vacances. A partir de ce mois de juillet, des centaines de touristes vont débarquer dans la Grande Île. Selon des statistiques officielles, ces vacanciers venus des quatre coins du monde ne passent même pas 15 jours dans la Capitale. Or, la Ville d'Antananarivo possède une histoire, un patrimoine culturel et architectural unique. Pour vous le prouver, rien ne vaut une photo. Tel est l'objet de cette rubrique. En effet, la Commune Urbaine d'Antananarivo possède un authentique circuit au sujet de ce patrimoine architectural. Mais faisons un flash back avant tout.
Au carrefour de l’Afrique et de l’Asie, Madagascar puise ses origines dans ces deux continents. De l’Afrique qui s’est séparée d’elle il y a 165 millions d’années, l’île a gardé la terre rouge, de l’Asie d’où est venue une large part de sa population, elle a hérité des rizières. La Grande Ile ne ressemble cependant ni à l’un ni à l’autre, ni à vrai dire au reste du monde.
Antananarivo, sa capitale, située au cœur de l’Imerina, au centre des hautes terres, dans une immense plaine alluviale, sur des hauts plateaux à 1250 mètres d’altitude, est entourée de toute part par douze collines, abritant une succession de quartiers villages, tous évocateurs d’un passé riche en histoire et symbolique des lieux.
Berceau de l’histoire malgache, Antananarivo fut appelée Analamanga (la forêt bleue) jusqu’en 1610, année où le roi Merina Andrianjaka soumit les Vazimba, peuple considéré comme premier occupant de Madagascar. Après ce fait d’armes, il posta dans la ville une garnison de 1000 hommes pour défendre la région et fit construire son palais sur la plus haute colline. La ville prit alors le nom d’Antananarivo : « la Ville des mille ». Par la suite sous l’autorité des régimes Anglais puis Français, elle a su se construire au fil des siècles, cette image de marque et d’identité incomparable, si particulière.
Cité agri urbaine où les rizières forment encore aujourd’hui les limites de la ville, peu de capitales au monde peuvent revendiquer à ce point ce subtil mélange entre la ville et la campagne. Ville aux mille richesses, on trouve de tout et pour tous à « Tana ». Son patrimoine culturel et historique fait qu’au fil des quartiers se côtoient monuments d’un passé ancien et bâtisses récentes, petites échoppes traditionnelles et grands magasins, gargotes et restaurants, etc.
Le visiteur se plaira en effet a découvrir les vestiges d’un passé animé, notamment avec le palais de la Reine (le Rova) qui coiffe la plus haute colline et domine le lac Anosy. Tout proche de là, le musée d’Andafivatra (dans le palais du Premier Ministre) qui abrite les collections historiques rescapées de l’incendie du palais de la Reine, ou encore la place d’Andohalo, plus ancienne place publique aménagée par le roi Andrianjaka et où la plupart des souverains de l’Imerina prononcèrent leurs « Kabary » (discours) lors d’investitures royales, et bien d’autres sites à voir tels que la Maison de Jean Laborde, la Cathédrale de l’Immaculée Conception, ou le Lycée Gallieni.
Mais Antananarivo est également riche en animations avec ses boutiques et ses marchés en plein air, et notamment l’ancien Zoma qui fut jusqu’en 1997 l’un des plus grands marchés à ciel ouvert au monde et aujourd’hui délocalisé sur quatre lieux différents qui sont autant d’espaces de rencontre et d’information que d’échanges de marchandises.
Ainsi, partagée entre la quiétude de la ville haute et l’activité de la ville basse, l’interaction entre le passé et la modernité fait d’Antananarivo une ville ouverte sur le monde et les cultures, qui ne laissera aucun de ses visiteurs indifférents. Bon séjour antananarivien à toutes et à tous !
L'église d'Ambohipotsy qui date de 1870 est située au point le plus culminant du quartier qu'on appelle "La Haute Ville"
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Ancien Lycée Galliénie
L'ex Lycée Gallieni ou "Le Bahut" qui célèbre actuellement son centenaire
rebaptisé après 1972 |
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CLe temple d'Ambatonakanga, oeuvre de l’architecte Sibree, a été inauguré le 22 janvier 1867, après trois ans de travaux. C’était lors du règne de la reine Rasoherina (1863-1868). Notons qu’il s’agit du premier grand édifice jamais construit dans l’Antananarivo de cette époque |
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Stèle de l'Indépendance, sise en face du Palais d'Ambohitsorohitra, siège de la Présidence de la République. La buste montre M. Philibert Tsiranana, premier président de la République de Madagascar. La place, entourée d'un beau jardin bien entretenu, donne sur l'escalier menant vers les pavillons du marché d’Analakely |
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Le Musée d'Arts et d'Archéologie sis à Isoraka, un quartier regorgeant de restaurants de standing pour toutes les bourses
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Ce tombeau se trouve dans le quartie d'Isoraka aussi, à proximité d'Isotry, un endroit très populeux dont le marché hebdomadaire est organisé tous les samedis
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