« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris »
(Cantiques des Cantiques : 8 : 7)
XXVIIIè Assemblée générale de l’AIMF à Québec - CANADA
L'affiche de cette XXVIIIè AG de l'AIMF

Dans le cadre du XIIè Sommet de l’OIT (Organisation internationale de la Francophonie), la XXVIIIè Assemblée générale de l’AIMF (Association internationale des maires francophones se tient les 15 et 16 octobre 2008. Regard sur l’AIMF et sur cette XXVIIIè Assemblée générale.

Le logo de l'Association

L’AIMF a été créée en 1979, à l'initiative des maires de Paris et de Québec : MM. Jacques Chirac et Jean Pelletier. Les villes fondatrices sont au nombre de 20. Le maire de Paris est élu Président de l'association. En 2007, le nombre maximum de membres au Bureau passe de 15 à 20. Pour la première fois, une mairesse est élue au Bureau.

De nos jours, L’AIMF est un forum d’élus locaux francophones qui réunit 176 villes et 15 associations de villes issues de 46 pays. Elle est présidée par M. Bertrand Delanoë, maire de Paris, qui a été élu en octobre 2007 président de Cités et gouvernements locaux unis, l’association mondiale des collectivités territoriales.
La vocation première de l’AIMF est de renforcer les compétences des mairesses et des maires qui, en tant que leaders locaux, doivent être en mesure de mettre en synergie l’ensemble des savoirs et des compétences qui structurent l’espace territorial, au service de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Dans ce cadre, l’AIMF promeut la bonne gouvernance municipale et le renforcement de la démocratie locale. Elle soutient également les maires dans la mise en oeuvre de leurs politiques d’aménagement urbain et accompagne les collectivités locales dans les processus de décentralisation, notamment grâce à la mobilisation de son réseau d’experts territoriaux du Nord et du Sud.
Président : Bertrand Delanoë
Secrétaire permanent : Olivier Chambard

Mission de l’AIMF
L'AIMF a pour vocation de rassembler les maires et responsables des capitales et métropoles où le français est la langue officielle, la langue de communication ou une langue largement utilisée, et de faire entendre la voix des collectivités locales en leur offrant une tribune internationale. En tant que réseau de villes attachées à agir au plus près des citoyens, l'AIMF développe une coopération étroite dans les domaines de l'activité municipale, en rendant concrète la solidarité entre ses membres. Opérateur de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l'AIMF répond aux souhaits des chefs d'Etat et gouvernement de pays francophones : renforcer la démocratie locale, accompagner les politiques de décentralisation et donner aux collectivités locales les moyens d'assumer leurs nouvelles responsabilités. Par le biais de ses programmes de formation, avec son expertise et la réalisation d'outils adaptés, l'AIMF contribue également à la diffusion des connaissances et des savoir-faire en matière de gestion municipale. Elle participe ainsi à l'animation de la coopération décentralisée francophone.

Années d’adhésion des villes de Madagascar :
Antananarivo : 1990 – Maire : M. Andry Rajoelina
Antsirabe : 2004 Maire -  Mme Ramalason Olga
Antsiranana (Diego-Suarez) : 1996 - Maire : M. Johary Houssen Alibay
Fianarantsoa : 2005 – Maire : M. Rabearison Andrianomenjanahary
Mahajanga : 2005 - Maire : M. Jean Nirina Rakotoarimanana
Toamasina : 1995 - Maire : M. Gervais Rakotomanana
Toliara : 2005  - M. Fiacre Hatimo
 

Québec, 15 et 16 octobre 2008
: Thème : Villes et finances municipales
Le monde s'urbanise rapidement et les villes sont plus que jamais au coeur du développement économique, social et culturel des pays. Les villes africaines sont celles qui croissent le plus au monde. Elles doublent leur population tous les 10 ans. Le taux d'urbanisation en Afrique atteindra 50% dans quelques années (Recommandations Sommet Africités 2006).
Parallèlement, le rôle et les responsabilités des Villes connaissent une transformation profonde en raison de la décentralisation, de l'urbanisation croissante, de la concentration des activités économiques, de l'arrivée des migrants et de l'accroissement de la diversité culturelle, de l'écart entre les riches et les pauvres, de l'offre artistique et culturelle, de la nécessité d'inventer des politiques respectueuses de l'environnement, etc.
Dans ce contexte, comment le Maire va-t-il trouver le financement nécessaire pour répondre à cette augmentation exponentielle des besoins ? Comment le Maire peut-il élargir les ressources municipales et en diversifier la provenance ? Quels sont les outils et les nouveaux partenariats que le Maire doit développer ?  
Dans le but de donner suite aux discussions qui ont eu lieu à Antananarivo en 2005 lors de l'Assemblée générale de l'AIMF et à Nairobi en septembre 2006 dans le cadre du Sommet Africités, la thématique centrale de la XXVIIIème Assemblée générale de l'AIMF qui se tient à Québec les 15 et 16 octobre 2008 portera sur les finances municipales.
Les échanges doivent mener à de nouvelles voies de planification et de financement et doivent accompagner le Maire dans sa démarche. Ce dernier ne peut agir seul. Il a besoin d'amener des changements et de moderniser ses pratiques et ses relations avec l'Etat. Ainsi, un discours positif et un nouveau partenariat sont nécessaires afin que le rôle de la Ville et la transformation des responsabilités des Maires soient reconnus.
Les débats seront organisés autour de 3 ateliers :
Atelier 1 - Bonne gouvernance et outils de gestion
Atelier 2 - Vision entrepreneuriale et développement économique
Atelier 3 - La recherche d'un partenariat entre la ville et l'Etat
Le Maire Andry Rajoelina intervient dans l’atelier 2  « Vision entrepreunariale et Développement économique. C’est pour le jeudi 16 octobre 2008 dans la matinée.

Le Maire Andry Rajoelina lors de son passage à Paris, le samedi 11 octobre 2008 (lire article par ailleurs). Il a, à ses côtés, le président de l'association TgvEurope, Rija Rajoelina

ICI LE PROGRAMME COMPLET DE CETTE XXVIIIè ASSEMBLEE GENERALE DE L'AIMF

DERNIERES NOUVELLES au 16 OCTOBRE 2008

XIIè Sommet de la Francophonie : Sécurité renforcée

Le logo de ce XIIème Sommet

Depuis hier midi, il faut montrer patte blanche si on veut pénétrer dans quatre grands hôtels de Québec et au Centre des congrès, théâtre du Sommet de la Francophonie, cette fin de semaine. Des maîtres-chiens ont arpenté ces lieux hier, à la recherche du moindre signe suspect afin de sécuriser le site, en attendant l'arrivée des dignitaires. Impossible d'y entrer sans accréditation.

Persona non grata
Les policiers, qui effectuent un contrôle serré, vous font vite comprendre que vous êtes persona non grata dans la zone sécurisée aux abords du Château Frontenac, de l'hôtel Loews le Concorde, de l'hôtel Royal Palace et du Hilton, voisin du Centre des congrès de Québec. C'est dans ces hôtels que logeront les 130 personnes jouissant d'une protection internationale (PPI).

Les PPI sont des chefs d'État ou des dignitaires des pays membres de la Francophonie. «Notre responsabilité à la GRC, c'est de protéger ces genslà. On a le devoir et l'obligation de les protéger en vertu de conventions internationales», a souligné Richard Faucher de la Gendarmerie royale du Canada. «Il y a des niveaux de sécurité différents. C'est sûr que le président de la France a un niveau élevé de protection. Nous allons travailler avec la garde de sécurité rapprochée de Nicolas Sarkozy.»

Les véhicules qui veulent entrer dans la zone sécurisée, même les voitures de patrouille, feront l'objet d'une fouille systématique avec des appareils sophistiqués, comme ceux qu'on utilise aux douanes. Au-delà de cette zone, l'accès sera tout de même restreint dans un périmètre bien établi. Des barrières (et non des clôtures) seront installées à compter d'aujourd'hui pour faciliter la gestion du trafic dans le Vieux-Québec et le passage des impressionnants convois de policiers à moto qui escortent les PPI.

Sécurité maritime
Le fleuve Saint-Laurent est également pris d'assaut par la GRC et la SQ qui effectuent déjà une patrouille régulière à bord de puissants canots pneumatiques Zodiac. «On doit être prêts à intervenir à tout moment s'il y a une menace sur l'eau. On n'anticipe aucun débordement, mais on se prépare toujours au pire», a ajouté Richard Faucher.

Jean-Luc Lavallée
Le Journal de Québec
16/10/2008 05h29 (heure locale)