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« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour :
il ne manquerait pas de recueillir le mépris » (Cantiques des Cantiques : 8 : 7) |
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Circoncision collective à Antananarivo
C’est plutôt à Mananjary (côte Est de Madagascar), chez le peuple Antambahoaka que l’on pratique, tous les sept ans, la circoncision groupée dénommée « Sambatra ». Néanmoins, comme promis et vu la conjoncture socio-économique actuelle, et parce que la période hivernale est propice à cette circoncision -faisant partie des us et coutumes malgaches aux quatre coins de la Grande île- la Mairie de la Ville d’Antananarivo, dirigée par son Premier Magistrat, M. Andry Rajoelina, a décidé de procéder à une circoncision collective pour des familles démunies de la Capitale de Madagascar.ré le temps propice aux grandes vacances, la Mairie d’Antananarivo ne chôme pas. Ainsi a été organisée, durant deux jours, une table ronde au sujet de la création d’une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager). D’où la venue de M. Thierry Huau dépêché par la Région Île-de-France qui appuie financièrement ce projet. M. Thierry Huau est né en 1958. Il est à la fois : architecte, paysagiste, urbaniste, botaniste, et entomologue , et dirige un sein le bureau d'étude « Interscène », à Giverny, Paris et Bordeaux. M. Thierry Huau a, à son actif, la conception et la réalisation de très nombreux projets nationaux et internationaux, de Paris à Auckland, de Hanoï à Antananarivo.
La circoncision chez les Malgaches Chez les Malgaches, son origine n’est pas précise, mais on sait que la circoncision marque le passage de l'état d’enfant à celui d’homme. En effet, à Madagascar, la circoncision prouve la « masculinité » et la virilité d’un garçon. La circoncision connue sous le nom de « fandidiam-poitra » ou «faninkin-jaza » est un grand jour pour les Malgaches, et c’est la raison pour laquelle ces termes furent, plus tard, remplacés par le mot « hasoavana » qui signifie grande joie, bonheur. Du temps de la royauté, la circoncision d’un enfant se fêtait durant plusieurs jours selon la richesse des parents et leur place dans la société. L’ablation du prépuce (circoncision) était effectuée par un initié, souvent un homme expérimenté et donc âgé (« rain-jaza »). Avant la cérémonie, les hommes de la famille doivent puiser de l’eau de source dans une bouteille et la porter sur la tête très tôt dans la matinée pour qu’elle soit vraiment pure. Les Malgaches disent « tsy dikaim-borona » c’est-à-dire que l’eau de source n’aura pas encore été survolée par les oiseaux, d’où sa propreté. Il faut rappeler qu’à cette époque, il n’y avait pas encore d’alcool ni de mercurochrome pour désinfecter la plaie. Cette eau servait alors de désinfectant jusqu’à guérison de la plaie. La canne à sucre, symbole de douceur de vivre qui signifierait une atténuation de la douleur est un élément important pendant le rituel. Hormis l’eau et la canne à sucre, les bananiers ont également leur place durant la cérémonie traditionnelle. Les femmes qui veulent avoir un garçon se les arrachent à la fin du rituel et les rangent tranquillement chez elles jusqu’à ce qu’elles soient enceintes et accouchent d’un garçon. Notons que la circoncision est pratiquée pendant la période hivernale car la plaie se referme plus rapidement quand il fait froid.
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