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« Défonctionnarisation » à la Commune d’Antananarivo
Les nouveaux dirigeants de la Commune Urbaine d’Antananarivo sont prêts à valoriser son personnel. Une nouvelle politique de gestion des ressources humaines mise en place.
Nouvelle ère, nouvelle pratique. L’actuelle équipe de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) entend mener une nouvelle politique de gestion des ressources humaines. « A partir de maintenant, la population doit être satisfaite de la prestation des agents de la commune, et les membres de l’administration municipale ne doivent plus avoir honte d’appartenir et de travailler pour la CUA ». Une nouvelle vision commentée par Fredy Andriamparany Raharison, le directeur des ressources humaines de la commune.
Ce défi est régi par la volonté d’appliquer une politique de bonne gouvernance. Comme les nouveaux dirigeants sont généralement issus du secteur privé, ils entendent purger la commune de l’esprit de fonctionnariat. « Défonctionnariser la commune », c’est le maître-mot. Mais il faut dire que la moitié des 2090 membres du personnel de la CUA appartient à l’administration publique. Ils doivent donc accepter des nouvelles exigences comme la mise en pratique de la gestion des compétences et l’utilisation des tableaux de bord pour améliorer les services offerts aux contribuables. Pour lutter contre la corruption, une campagne de sensibilisation sera menée. Des affiches expliqua nt le délai et le circuit de traitement des dossiers ainsi que le coût de chaque service vont être publiées prochainement. « Ceux qui pensent ne pouvoir faire face aux nouvelles conditions doivent se démettre de leur fonction » exige toujours le premier responsable du personnel.
Contrairement à ce qui avait été écrit dans certains journaux, aucun employé de la commune n’a été licencié depuis l’arrivée de la nouvelle équipe.
Contrat amélioré
Au mois de décembre, 291 employés à courte durée (ECD) ont cessé leur travail après 6 mois de contrat. « Depuis, nous avons renouvelé et même amélioré leur contrat. De toute façon, ce type de recrutement n’est que temporaire », ajoute toujours le responsable du personnel. A un test d’évaluation, seuls 4 agents ont été licenciés, 255 ont repris leur travail et le reste dans l’attente d’un renouvellement de contrat. Les surveillants des marchés, dénommés « piqueteurs » sont recrutés comme des employés de longue durée (ELD) et non plus comme ECD comme auparavant. Quant aux anciens « piqueteurs » sous contrat ELD, ils sont devenus des vigiles et encadrent les nouvelles recrues. « Après quelques mois de fonction, certains employés succombent à la tentation de se familiariser et d’accepter même des bakchichs auprès des marchands », souligne toujours le directeur des ressources humaines. D’autres idées sont encours pour assurer des services plus performants auprès de la CUA.
L’Hebdo de Madagascar du vendredi 14 mars 2008, page 10