« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris »
(Cantiques des Cantiques : 8 : 7)
Place d'Andohalo rénovée : les discours de ce samedi 10 janvier 2009 inauguratif
à marquer d'une pierre blanche

Samedi 10 janvier 2009

La grande famille de la Commune Urbaine d’Antananarivo s’est une nouvelle fois réunie ce samedi 10 janvier 2009, pour procéder à l'inauguration des travaux de réhabilitation de la Place historique d'Andohalo. Mais avec des invités et des hautes personnalités de marque. Voici les discours du jour mémorable, en attendant l'album de photographies inédites.

Vue d'ensemble des premiers ambassadeurs et invités venus droit de l'Hexagone


Les représentants de la France, des Etats-Unis d'Amérique, d'Allemagne et du système des Nations Unies

En haut à gauche : les nouvelles grilles et la plaque souvenir. A droite, le Directeur de Cabinet du Maire, le Général Dolin Rasolosoa et l'Ambassadeur de l'Union Européenne, Jean-Claude Boidin. En bas, les couples Schapira et Rajoelina et des collaboratrices proches du Maire de la Capitale malgache


Plan de tout le quartier de la Haute ville incluant la place historique d'Andohalo


Mme Brigitte Elison, représentante des riverains

" (…) Aza fady indrindra raha hitondra teny eto imasonareo. Tsy ny lehibe indrindra aho na ny mahay indrindra, nefa noho ny fandaharana natao sy ny rindra napetraka dia sahy mijoro eto anatrehanareo hisolotena ireo mpiray donak’afo eto amin’ity toerana ity sy ny manodidina azy. Koa miala tsiny indrindra re, Tompokalahy sy Tompokovavy hajaina isany. Koa arabaina ary ianareo rehetra ; arabaina arak’ilay fomban’ny masoandro mipoitra avy any atsinanana ka ny avo no tratrany aloha. Eo Andriamanitra antampon’ny loha izay isaorana nanome antsika andro iainana toa izao ary namelan-tsika anatanteraka izao zavatra izao. Isaorana ianareo mpitondra fanjakana isan’ambaratonga isany; isaorana ianareo miadidy an’Antananarivo Renivohitra; isaorana ianareo sivily, miaramila, manan-kaja rehetra,isaorana ianareo vahoaka. Fivoarana lehibe tokoa no hita teto amin’ity toerana ity. Toerana Andohalo masina fahizay; toerana nanana ny maha izy azy fony ny andron’ny Mpanjaka; toerana nanana ny maha izy azy fony ny Fahaleovantena ary mbola manana ny maha izy azy ankehitriny. Mendrika koa raha mendrika raha natao izao fanamboarana fanatsarana izao, tokanan-tsika anio izao. Fisaorana mitafotafo no atolotray mponina mpiara-donak’afo, izay rehetra nitoto nahafotsy, nahandro nahamasaka. Eo ianareo tompon’andraikitra mpitantana ny tanàna; eo koa ianareo mpitantsoroka sy mpamatsy vola. Fisaorana ihany koa ho anareo fitondrana foibe izay mitandro mandrakariva ny filaminam-bahoaka afahanay miasa mandroso amin’ny asanay isan’andro. Hitodika aminareo mpiara-monina aho ankehitriny: nahazo fanatsaràna ny tontolo manodidina isika; nahazo, fitaovana entina manasoa ny fiaraha-monin-tsika. Koa mamelà hiteny aminareo hoe: tandrovy to any anakandriamaso fa antsika mianakavy. Tsy very ny hasiny, toloran-kira ny siky ka mahaiza mandihy fa io hasina tsy very io no mampitraka antsika mianakavy ka afahan-tsika mirehareha amin’ny maha-Malagasy antsika. Izay no ela, Tompokolahy sy Tmpokovavy. Raha lava hono ny bozaka very ny kisoa fa raha lava kosa ny teny dia ho very ny soa. Koa mamerina ny fisaorana sy mamarana ny anjara fitenenako aho amin’ny firariantsoa amin’izao Asaramanitra izao ka samy ho tratry ny taona arivo mitsingeringerina indray anie isika mianakavy ”.

« Comme tout à l’heure, en malgache, je vous demande la permission de m’adresser en langue française pour nos amis. Dans mon discours en malgache, j’ai commencé par « aza fady ». Je pense que vous connaissez « aza fady »… C’était pour dire que si je prends la parole, je ne suis pas la plus sage mais c’est avec honneur que j’ai accepté de présenter les hommages aujourd’hui ; les hommages aux dirigeants de ce pays, de cette ville, aux honorables bailleurs et aux invités. J’espère transmettre ainsi fidèlement leurs sincères remerciements et profonde reconnaissance pour avoir permis de retrouver le « hasina », le caractère sacré d’Andohalo. Nous sommes tous unanimes à reconnaître que cette place joue un rôle particulier à travers le temps et l’histoire. Andohalo mérite donc les efforts qui ont été fournis. Aujourd’hui, elle recouvre sa splendeur d’antan. Nous en sommes tous très fiers. Mais cette fierté ne doit pas s’arrêter là. Elle trouve continuité dans notre appropriation jalouse des lieux et tout un chacun est invité à préserver minutieusement les réalisations. Et pour finir, je vous souhaite à tous une très bonne année 2009. Merci Mesdames et Messieurs ».


M. Pierre Schapira, Adjoint au Maire de la ville de Paris, député européen

« C’est un peu difficile de prendre la parole après ce chant, « Ampinga » (écu, bouclier). J’aurai appris au moins un mot malgache ! Monsieur le Maire, toute votre équipe, les adjoints, les coordonnateurs, Madame et Messieurs les ambassadeurs, tout particulièrement la représentante de la France (Mme Gérardin), et excusez-moi, je citerai le représentant de la communauté européenne (M. Boidin) puisque je suis député européen et donc c’est aussi mon  ambassadeur. Je suis très heureux, avec vos collègues, que vous soyez ici, parmi nous, pour cette inauguration. Alors, il y a un mois, le Maire de Tananarive m’a téléphoné en me disant : nous allons inaugurer la place d’Andohalo. Vous savez, d’habitude, quand on décide de projets, il y a toujours du retard. Et moi je lui ai dit : mais comment, déjà ? Déjà ? On a commencé il y a dix mois, ce n’est pas possible ! Il me raconte des histoires. Quel est mon étonnement en voyant cette place qui, comme vous l’avez dit Madame, était une place centrale, historique de la ville d’Antananarivo, c’était la place des Rois et vous en avez fait, avec les équipes dont je parlerai tout à l’heure, une place de tradition mais aussi de modernité. Et l’alliance de la tradition et de la modernité nous fait tous avancer. Je dois excuser, ici, le Maire de Paris, Bertrand Delanöe qui est aussi président de l’association internationale des Maires francophones (Aimf). Il aurait voulu être parmi nous mais il m’a dit : écoute, représente-moi, tu connais bien Madagascar, tu connais bien le maire, tu connais bien les équipes donc j’ai essayé de faire aussi bien que lui. Alors, nos équipes ont vraiment travaillé ensemble. Je ne connaissais pas la place avant mais j’ai vu des photos et je sais que comment elle était. Et quand je la vois aujourd’hui, je vois que les choses, évidemment, ont beaucoup changé. Nos équipes, nos partenaires, l’Aimf, le ministère des affaires étrangères français et évidemment la Commune urbaine d’Antananarivo avec son Maire extrêmement dynamique. Je suppose que sa volonté y a été pour quelque chose pour qu’en dix mois çà se fasse. Je pense que vous pourriez venir nous voir à Paris pour nous expliquer comment vous faites ! Je ne vous demande pas de prendre la place de Bertrand, hein… Ce n’est pas çà mais pour nous nous expliquer comment vous avez fait. Alors, les spécialistes, les experts parisiens ont travaillé avec les experts d’Antananarivo. Parce que toute coopération ne pourrait être intéressante, ne pourrait être durable si l’on ne travaille ensemble. Si on ne travaille pas ensemble çà ne marche pas. Il faut qu’il y ait des transferts de savoir-faire, de technologie de manière à ce qu’après la maîtrise d’ouvrage faite par les experts parisiens, les équipes sur place puissent les réaliser. Et c’est ce qui s’est passé et c’est çà qui formidable dans une coopération. Et je peux vous dire -parce que les coopérations à travers le monde, en Afrique en Asie en Amérique du Sud-, la ville de Paris en fait beaucoup. Mais là, vraiment, la façon dont les choses se sont passé, l’implication, l’imbrication des équipes et la volonté d’aboutir à quelque chose de beau, a réussi ! Je crois que là, ici, nous sommes devant une véritable réussite. En plus, cela n’a pas été qu’administratif, technocratique puisque Madame la représentante du quartier, tout à l’heure, s’est impliquée avec sa volonté, avec ce qu’il fallait faire : s’approprier cette place pour en faire un lieu et retrouver la place d’antan. Et en même temps s’ouvrir à l’avenir. Je vois ces bâtiments avec de l’artisanat, avec un office du tourisme. Ce qui va permettre aux touristes de venir, de se déranger, de comprendre. Et çà c’est une manière aussi pour les peuples de se comprendre et cette place est une espèce d’agora pour Malgaches, les Antananariviens et les touristes qui viendront, évidemment, se rencontrer. Cela ravigore la vie du quartier, çà valorise le Palais de la Reine qui en pleine reconstruction et qui est pour vous, je le sais, un emblême national, un lieu patrimonial de premier ordre. Cela permet d’assurer, évidemment, la sécurité de toute catégorie d’usagers dans cet espace public. Et j’espère que cela va redynamiser l’économie et le commerce du quartier. Voilà, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Maire ce que je voulais dire rapidement parce que tout à l’heure, je suppose que nous allons visiter les lieux pour comprendre encore mieux comment va fonctionner cette place. Alors en ce début d’année 2009, je souhaite pour Antananarivo, pour Paris, pour le peuple d’Antananarivo et pour le peuple malgache nos vœux les meilleurs, que 2009 soit une belle année et, en tout cas qu’elle soit une belle année pour notre coopération commune et pour nos entreprises communes. Je vous remercie ».


Le Maire de la ville d'Antananarivo, Andry Rajoelina

“ (…) Tamin’ny andron’ny Ampanjaka dia teto tokoa no nanaovana ny hira gasy ary betsaka ireo toerana manana tantara ananan-tsika momba izany. Fa mahafinaritra ilay hira teo satria hoe: andao isika hiara-hientana, hiaraka androso fa tsy hiaraka hihemotra. Ka isika tsy hihemotra fa iarak’androso amin’izay zavatra rehetra rehetra hatao Tompokolahy sy Tompokovavy ! Ny voalohan-teny dia ny arahaba. Ka atao ohatry ny safo-molo-bilany ka indray miodina ihany dia mahafaoka antsika rehetra rehetra fa tsy asiana fanavakavahana. Koa arahaba Tompokolahy, finaritra Tompokovavy ! Raha ny tantaran’ity zaridainan’Andohalo ity no fitinina dia tamin’ny volana desambra 2007 no nandalo teto ny tenako ary niteny tamin’izay fotoana izay hoe: ho amboarin-tsika ity kianjan’Andohalo ity. Iray volana fotsiny taorian’izay volana desambra izay dia nankany ivelany, nankany Parisy ny tenako ary nihaona tamin’ny Lefitry ny Ben’ny tanànan’I Parisy sy ireo mpiara-miasa aminy rehetra. Izay niresahina ary nanazavako an’ny zavatra tiana atao eto amin’ity Kianjan’Andohalo ity. Dia betsaka no nifandrimbona sy ny fanome tànana nanomboka teo. Anisan’izany ny architecte Dubois izay nanampy antsika nanao ny planin’ny trano rehetra. Tao koa no niaraka tamin’ny teknisiana rehetra avy any Parisy. Nanomboka ny asa tamin’ny volana may 2008 satria ny fikarakarana ny antontan-taratasy rehetra sy ny planina izay hanaovana azy, teo amin’ny telo, efa-bolana teo. Raha nanomboka izany ny as any volana may; valo volana, sivy volana taty aoriana dia isika rehetra izao no mitokana ny zavatra vita eto amin’ity kianja ity androany. Ka ny zavara alazaina aloha dia nifanome toky isika ary vita ny zavatra nampanantenaina ankehitriny, Tompokolahy sy Tompokovavy. Raha ohatra ka tamin’ny volana desambra dia n any toerana ivoahana aza, na “toilettes” amin’ny teny vahiny dia tsy nisy teto amin’ity toerana ity. Ankehitriny isika dia mahita izany “toilettes” izany. Vita ny “scène”, eto amin’ity itenenako ity, izay hanavoana hira gasy maimaimpoana isaky ny alahady ho an’ny mponinan’Antananarivo, Tompokolahy sy Tompokovavy ! Misy ihany koa toerana afahana manao fampirantiana izay santaran-tsika amin’ny hosodoko. Misy trano najoro teto tao anatin’ny valo volana, sivy volana. Hiaraha-tsika mijery rehefa avy eo. Satria izy ity dia atao toerana mba handalovan’ny mpizaha-tany rehetra amin’ny maha toerana manana tantara azy. Misy izany trano heva mba ahitana ny asa tànana Malagasy ary misy ihany koa toerana fanaovana “portraits”. Isy ny toerana natokana ho an’ny ankizy mba hilalaovany maimmaimpoana. Nasiana “terrains de “basket”, “volley”, “foot-ball” ho an’ny mponina ety sy ny mpianatra manodidina amin’ireo sekoly maro misy eto an-toerana. Misy ihany koa ny toerana hisakafona na “snack”. Sy ho voatanisa eto daholo fa betsaka ny zavatra ny efa vita fa isika angamba no hiara-hitsapa-tànana. Fa ny zavatra atao dia ahay ikolo isika, ahay hanaja aryn indrindra hifanome tànana hikolokolo ny asa vita. Tsy ho lava kabary aho fa misaotra antsika rehetra nanokana fotoana, satria na dia andro asabotsy aza, izay tokony ialàna sasatra dia tonga ianareo iara-hitokana ity zaridain’Andohalo ity. Manana tantara ity toerana ity satria raha teto no natao ny kabarin’ireo Mpanjaka nifandimby; raha teto no nanambarana ny fijoroan’ny Repoblika voalohany, tamin’ny 14 oktobra 1958, dia tonga eto isika androany, hiara-hitokana indray ary nanatsara sy nanavao an’ity toerana ity koa dia misaotra indrindra Tompokolahy, mankasitraka Tompokovavy ! ”

“ Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Excellences Mesdames et Messieurs les représentants des organismes internationaux et institutions spécialisées,
Monsieur l’Adjoint au Maire de la ville de Paris, représentant M. Betrand Delanöe, Président de l’Association internationale des Maires francophones,
Madame  la Chargée de mission de la ville de Paris,
Monsieur le Président du Conseil municipal,
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,
Madame la représentante des riverains,
Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

C’est un honneur et un privilège de vous voir et de voir ce jour enfin arrivé et nous voici tous ensemble réunis pour inaugurer une place culturelle et historique de la Ville-des-Mille. Un espace de loisirs et de sports, un jardin de promenade qui vient de s’inscrire parmi les plus beaux circuits touristiques de la ville d’Antananarivo ou tout simplement, le lus beau jardin de la Capitale. Un pédagogue japonais, cité par Edouard Herriott disait : « La culture est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié ». Et Voltaire disait : « Un esprit cultivé ne nuit point au courage ».

Excellences Mesdames et Messieurs,
Nous ne saurions inaugurer ce jardin d’Andohalo sans tout d’abord rendre hommage à son histoire. En effet, cette place est la plus ancienne place publique de la ville. Elle fut aménagée par le roi Andriamanjaka, il y a quelques siècles. Ici, sur la pierre sacrée (« Vato Masina »), la plupart des souverains de l’Imerina prononcèrent leurs « Kabary » ou discours lors d’investitures royales. Cette place représentait également l’endroit de divertissements privilégiés des rois et reines durant des siècles. Cette place a toujours été, quelles que soient les générations, une scène qui symbolisait l’unification, la cooptation et la coopération entre plusieurs acteurs de la vie politique ou encore culturelle de notre ville voire de notre nation. Je tiens personnellement à remercier ceux, parmi vous, qui n’ont pas ménagé leurs efforts, leurs conseils ou encore leurs contributions pour la concrétisation de ce projet. En particulier l’Association internationale des Maires francophones ; les partenaires Ortana et Ecotanana ; les enterprises malgaches et enfin les agents et techniciens de la Commune Urbaine d’Antananarivo qui ont travaillé d’arrache-pied depuis bien des mois. Merci, merci infiniment à tous et à chacun de vous. Ce jardin d’Andohalo dont le financement et sa réhabilitation sont le fruit du partenariat entre la CUA, l’AIMF, la ville de Paris et l’Ambassade de France, est doté d’une scène de forme moderne offrant une centaine de mètres carrés ; un gradin spacieux de 300 places assises ; un bloc sanitaire ; un snack et une terrasse de 230 m² ; quelques boutiques de souvenirs, fruits de la coopération entre EcoTanana et la région Île-de-France -dont je tiens à remercier personnellement ici l’architecte Dubois, basé à Madagascar, qui a offert gratuitement ses compétences et son savoir-faire pour dessiner les plans en collaboration avec les techniciens de la ville de Paris-, en, enfin d’un kiosque pour l’Office régional du Tourisme d’Antananarivo ou Ortana, afin d’accueillir les touristes qui sont les bienvenus dans la Ville-des-Mille, des mille sentiers, des mille guerriers et, pourquoi pas, des mille rêves à réaliser. Son aménagement paysager nous fait jouir d’un parcours de promenade, de deux aires de jeux pour les enfants, de terrains de foot, de street basket et volley et de divers espaces à, l’ombre d’arbres centenaires. Nous pourrons y jouer au « fanorona », jeu de stratégie typiquement malgache, aux échecs ou encore aux boules sur un vrai boulodrome.

Mesdames et Messieurs, ce que nous souhaitons ardemment, serait que vous, Fokontany d’Andohalo, vous nos amis au sein de diverses associations, dont cette place vous tient à cœur, vous les acteurs de la vie culturelle de cette ville : danseurs de « hira gasy », de rap ou de hip hop, peintres, poètes, conteurs, vous vous appropriez cet espace qui vous est dédié, qui vous est confié. Il vous revient, à vous tous ensemble, d’en prendre soin, d e l’entretenir et entretenir aussi nos valeurs.

Monsieur le Représentant de l’Aimf, le mois de décembre 2007 nous avons lancé un défi : le défi de faire de cette place un nouveau parc attractif. Au mois de janvier 2008, vous m’avez reçu chaleureusement et nous avons discuté sans ambages des différents aspects de ce jardin. Huit mois seulement plus tard, aujourd’hui, nous y sommes. Et c’est devenu un beau jardin, un très bel espace mais encore merci, merci encore de votre appui. Veuillez, s’il vous plaît transmettre à Monsieur Delanoë, notre reconnaissance. Merci pour votre venue car cela nous encourage à persévérer et nous espérons que d’autres projets vont réunir très bientôt, l’AIMF, la ville de Paris et la Commune Urbaine d’Antananarivo. Chaque génération doit laisser une trace de son passage. Et bien que nous respections nos traditions, nous devons vivre notre époque pour régénérer, ainsi ce que l’on appelle une identité. Le défi serait de savoir mélanger savamment la tradition et la vie contemporaine. C’est aussi cela notre valeur.

Excellences, Mesdames et Messieurs, Honorables invités, Chers amis,
Pour finir, j’ai un proverbe latin que j’ai envie de partager avec vous, qui dit : « in via veriti nulla evia ». Pas chemin impossible à la valeur. En malgache nous disons : « tsy misy mafy tsy laitran’ny zoto » « ary ny Arivo lahy tsy maty indray andro ». A nous tous d’ouvrir le chemin vers une vraie Cité-des-Mille, des mille jardins, des mille espoirs ! Je vous remercie de votre attention. Misaotra Tompokolahy, mankasitraka Tompokovavy ! "
Andry Nirina Rajoelina
Maire de la ville d’Antananarivo


Messieurs Pierre Schapira et Andry Rajoelina

Coupure du ruban et dévoilement de la plaque commémorative
sous le regard attentif d'un public aux... anges

Textes : Jeannot Ramambazafy
Photos : Jeannot Ramambazafy et CUA Communication
Antananarivo, samedi 10 janvier 2009