« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour :
il ne manquerait pas de recueillir le mépris » (Cantiques des Cantiques : 8 : 7)
ALBUM PHOTOS : HOTEL DE VILLE, JOUR-J LE 1er DECEMBRE 2008
L'Hôtel de Ville d'Antananarivo avant l'incendie fatidique du samedi 13 mai 1972
Les étapes de l'Hôtel de Ville d'Antananarivo
La réalisation de cet édifice a été confiée à M. De Cantalou, architecte. Après une année de travaux, l’Hôtel de Ville de Tananarive a été inauguré officiellement le 7 mai 1936, en présence de M. Léon Henri Charles Cayla (né en 1881 décédé en 1965), alors Gouverneur général de la colonie.Le 13 mai 1972, à la suite de mouvements estudiantins et populaires, l'Hôtel de Ville est incendié. Le 17 mai 2008, le Maire Andry Rajoelina pose la première pierre de la constructiond'un nouveau bâtiment, en présence de nombreux diplomates et personnalités civiles, militaires et du monde politique ainsi que du très regretté Georges Andriamanantena alias le journaliste poète et écrivain Rado, décédé le 15 septembre 2008 à 85 ans. Pour la postérité, Rado a laissé un poème dédiée à cette volonté du Maire Andry Rajoelina de faire renaître de ses cendres cet édifice dont la reconstruction a été, maintes fois, l'objet de promesses jamais tenues à ce jour.
La maquette très futuriste du nouvel Hôtel de Ville de la Capitale de Madagascar
Le 1er décembre 2008, c'est le jour J pour le lancement des travaux de nouvelle construction qui ont été confiés à l'entreprise Vima (Vision Madagascar). En attendant l'arrivée du Maire Andry Rajoelina, vues générales et photo des coopérants de la Région île-de-France discutant avec le nouvel adjoint au maire, Mamy Razakarivony
1er décembre 2008. Le Maire Andry Rajoelina est descendu spécialement sur le terrain pour officialiser cette volonté émanant des Antananariviens eux-mêmes. Cet album de photos est destiné à être le témoignage d'une promesse tenue, en regard de la postérité. En haut, sur la photo de gauche : Rajoelisolo Andrianorosoa, ingénieur du cabinet Signalétique Océan Indien et Mamy Rajaobelina, architecte au sein de Vima. En bas, les deux photos montrent les anciennes fondations vues des deux côtés latéraux de cette ancienne Place du 13-Mai qui ont vu se faire et se défaire les régimes qui se sont succédés à Madagascar de 1972 à 2002.
Les anciennes fondations, donc, de l'édifice incendié en 1972; un aperçu du matériel lourd de Vima; les ingénieurs attendant le Maire qui arrive, accueilli par les coordonnateurs généraux Elia Ravelomanantsoa et Ny Hasina Andriamanjato
Visite de règle de ce lieu chargé d'Histoire et d'histoires socio-politiques, devenu un chantier en pleine activité
Cette visite a été guidée par Mamy Rajaobelina qui a donné toutes les explications nécessaires au Maire, à ses collaborateurs et à toutes les personnes présentes, dont de nombreux journalistes
Tous étaient à l'écoute de ces explications techniques
C'est dans les bureaux du chantier que Mamy Rajaobelina est entré plus en détails quant aux aspects techniques. Ainsi, les travaux de gros oeuvres dureront 10 mois. Et, tenant compte des intempéries, l'Hôtel de Ville sera debout à nouveau dans le courant du mois de septembre 2009.
Puisque c'est un jour qui entre, qu'on le veuille ou non, dans l'Histoire da la ville d'Antananarivo, voire l'Histoire de Madagascar même, l'ambiance était à la fête. Un toast a été porté à la réussite de ce projet grandiose, après que le Président du Conseil municipal, Jeanel Ramarofidy, ait sacrifié à l'usage de verser quelques gouttes d'alcool sur une partie spécifique du chantier.
Dernières photos : vue d'ensemble; la pose souvenir, la pancarte du chantier vue de l'avenue de l'indépendance; le Maire Andry Rajoelina répondant aux questions des nombreux journalistes venus couvrir cette étape inédite de l'Histoire de la Capitale de Madagascar. C'est à ce moment-là que le Premier magistrat de la ville a annoncé la mise en place d'une contribution participative de 1.000 ariary de la part des 1.800.000 habitants de la ville d'Antananarivo. Nous en saurons plus dans les semaines à venir. Mais cette Histoire même jugera le fait que, dans certaines circonstances, les absents ont vraiment tort. Car les êtres humains passent et trépassent mais les idées et les oeuvres demeurent à jamais.
Que raconteront ces absents à leus descendants ? Avec un maire jeune, dynamique, à l'esprit innovateur, élu à 63,72% des suffrages exprimés, il s'agit de faire l'Histoire et de ne plus la subir.
Reportage (textes et photos) : Jeannot Ramambazafy