« Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris »
(Cantiques des Cantiques : 8 : 7)
PARTENARIATS CUA - ENTITES HUMANITAIRES

Après des jours de réflexion passés au centre d’accueil provisoire des sans-abri d’Anosizato, 11 familles ont décidé de rentrer chez elles. La Commune Urbaine d’Antananarivo, en collaboration avec l'UNICEF, a pris en charge le rapatriement de ces SDF qui proviennent de régions comme Ambohimandroso, Antsirabe, Tsiroanomandidy, Manjakandriana, Miarinarivo, Marovoay ou même Toliara.
Durant les trois semaines passées à Anosizato, ces familles qui comprennent une centaine de personnes ont reçu une formation en réinsertion sociale afin de faire à nouveau face aux problèmes courants de la vie.
Lors de ce départ, le jeudi 2 avril 2008,  des kits d'installation comprenant des ustensiles de cuisine, lits, matelas, couvertures et kits scolaires pour les enfants, ont été offerts par l’UNICEF. En plus d'une somme de cent mille ariary de la part de la Commune urbaine d'Antananarivo. Lors de son discours, le Maire Andry Rajoelina leur a demandé de prendre un nouveau départ : « Vous êtes à présent bien munis pour recommencer une nouvelle vie. L’important demeure dans votre volonté de vouloir vous en sortir. Je vous souhaite bon courage ! ». Tous se sont confondus en remerciements, particulièrement ceux à qui ont été offerts des pousse-pousse.
Rappelons que cela fait quinze jours que les agents de la Commune urbaine d'Antananarivo ont repêché ces SDF dans les rues et sous les arcades de la capitale, dans le but d'assainir la ville. Un travail de longue haleine mais non pas une mission impossible. Enfin, il faut souligner que, dans cette opération d’assainissement, la Commune urbaine et l’UNICEF travaillent de concert avec l'ASA, TERRE DES HOMMES et AKAMASOA du Père Pedro Opeka.




Dès que le ministre de la santé malgache a appris à la population de la Capitale qu'il existait un risque d'arbovirose au sein du cheptel bovin, les équipes techniques de la Commune urbaine d'Antananarivo, appuyées par des élements de la police municipale et des sapeurs pompiers sont immédiatement intervenus dans les marchés pour procéder à un nettoyage en règle qui sera systématique et périodique. car, ici, le mot d'ordre est : mieux vaut prévenir que guérir.



77 enfants issus familles nécessiteuses ont pu bénéficier d’aides de la Commune Urbaine d’Antananarivo et du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), au CSB II d’Andravoahangy. Désormais, des enfants âgés de 6 à 18 ans auront accès à des cours gratuits, cela de 6 à 21 mois, agrémentés de consultations médicales gratuites. Pour chaque enfant, un compte a été ouvert auprès de l’OTIV (Mutuelle d’emprunt), à hauteur de 20.000 Ariary. Au total, les aides s’élèvent à 42 millions d’Ariary et entrent dans le cadre du projet « Appui pour le développement de la petite enfance » du 3ème arrondissement de la ville d’Antananarivo.

ENFANCE MALGACHE EN MALTRAITANCE

Le BIT équipe le BMH pour 6 millions d’Ariary

Le Maire Andry Rajoelina, l'Adjointe au Maire, Mme Michèle Ratsivalaka et le représentant du BIT, lors de la remise de ces dons d'une valeur de 6 millions d'Ariary, au Centre d'accueil du BMH à Isotry

Vendredi 14 mars 2008. 8 berceaux, 4 lits superposés, des ustensiles de cuisine, des réchauds électriques, des matériels de toilette,  des packs de wireless mobile phones pour améliorer la communication de l‘administration du Centre d’accueil pour enfants en maltraitance situé au sein du Bureau Municipal d’Hygiène ou BMH à Isotry, un quartier des plus populeux d’Antananarivo. Telle est une partie d’équipements dont le montant total est évalué à 6 millions d’Ariary, provenant du Bureau International du Travail  ou BIT.
C’est dans ce Centre que les enfants battus, maltraités ou abandonnés sont recueillis. Depuis sa création, en 2004, 280 enfants y ont séjournés dont 14,3% pour cause de violences physiques ; 32,5% abandonnés par leurs parents, 0,5% victimes de maltraitance morale. Globalement, ce sont 52% des enfants maltraités de la Capitale qui atterrissent dans ce Centre. C’est dire la gravité de ces atteintes aux droits fondamentaux même de ces enfants. Des projets sont donc en cours de réalisation,  à l’initiative du BIT et de la Commune Urbaine d’Antananarivo,  pour mettre en place une banque de données sur le travail des enfants et d’enquêtes les concernant.
Madame Michèle Ratsivalaka, Adjointe au maire chargée des Affaires sociales, culturelles et sportives explique : « « Des structures ont été mises en place au niveau des arrondissements pour prévenir les cas de maltraitance d’enfants. Par exemple, pour le premier arrondissement, et dans le cadre du projet « FIANTSO », 264 personnes ont été désignées pour recevoir les plaintes ou les alertes en cas de violences constatées à l’égard des enfants. Par ailleurs, pour plus d’efficacité dans la protection des droits des enfants, la Commune Urbaine d’Antananarivo travaille en étroite collaboration avec l’UNICEF, la Police des mœurs et le Tribunal des enfants.


SDF tananariviens :

Mme Michèle Ratsivalaka expliquant les tenants et aboutissants de l'association "FIANTSO" mise sur pieds avec l'UNICEF. A droite, le représentant du BIT assurant de la franche collaboration de cette entité mondiale pour ce qui est de la protection des droits des enfants, notamment la lutte contre le travail harassant et indigne, comme le cassage de pierre sur la photo en bas à gauche

Le jeudi 13 mars 2008, les SDF (Sans domicile fixe) d’Antananarivo, communément appelé « 4’mis » -et dont le nombre ne cesse d’augmenter- ont fait l’objet d’un ramassage de la part de la Commune Urbaine d’Antananarivo, appuyée d’éléments Ssapeurs-Pompiers, de la Police municipale et de la Police nationale. Cette catégorie sociale est issue des régions rurales environnant la Capitale et qui hante les rues de la ville, faute de trouver du travail, mendie pour avoir pitance et dort sur les trottoirs, les arcades de l’avenue de l’Indépendance et sous les deux tunnels que compte Antananarivo.
Ainsi, le jeudi 13 mars 2008, les responsables de la CUA ont pris des mesures et ont placé 129 d’entre eux dans un site d’accueil à Anosizato. Des familles entières, des personnes âgées, des jeunes, hommes et femmes, ayant élu domicile dans les rues d’Antaninarenina, de la Place du 13-Mai, des quartiers d’Isoraka, d’Anosy, de Behoririka et de Tsaralàlana ont bénéficié des conseils et du soutien émanant de la CUA allant dans le sens du respect de la dignité humaine. Mais ils ne pourront la retrouver que s’ils obtiennent un emploi pérenne. Leur état de santé fait également partie des principales occupations de la CUA. Ainsi, ces SDF de la Capitale sont hébergés au Centre d’accueil des sans-abri à Anosipatrana. Là, ils seront recensés pour l’obtention de papiers d’état-civil. Ils sont prévus y rester une vingtaine de jours. Ceux qui désireront rentrer dans leur région d’origine, recevront un pécule pour leurs frais de transport et pour leur permettre d’entamer une activité de rente. Parallèlement, ce genre d’opération de ramassage a pour objectif de donner une meilleure image de la Capitale de Madagascar. De plus, il faut se rappeler que l’un des objectifs du gouvernement malgache jusqu’à 2011 est la lutte contre la pauvreté qui anéantit toute dignité de la personne